Interview réalisée pour le réseau des anciens de l’ISEG – Ionis Group

« Découvrez le portrait de Valentine Chevrier (promo 2012, Lyon). Dans cette longue interview Valentine revient sur son parcours professionnel après l’ISEG et sur le lancement de son entreprise Gaia Culinaries.

2AI : Bonjour Valentine, vous êtes diplômée de la promo de 2012, vous avez récemment créé votre entreprise Gaia Culinaries, pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel après l’ISEG ?

Après mon diplôme de l’ISEG et mon MBA de la Saint-Johns’ University (NYC), en marketing et management international, j’ai été responsable marketing et développement dans différents secteurs d’activité de la communication, du marketing jusqu’au développement commercial. Que ce soit pour des start-up, PME et grands groupes du CAC 40, l’objectif commun restait toujours le même : offrir aux clients les meilleurs services.

C’est pourquoi, après une opportunité de quitter mon dernier emploi, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Je suis également impliquée dans le milieu associatif en tant que bénévole coordinatrice du réseau Slow Food en France. Je m’occupe de la communication digitale du réseau français (site internet, newsletter, réseaux sociaux). C’est cette mission qui m’a poussé il y a quelques années à la réflexion pour réorienter ma vie professionnelle.

2AI : Pouvez-vous nous expliquer le concept de votre entreprise ?

En février 2020, juste avant le 1er confinement, j’ai finalisé la création de Gaia Culinaries. Une année complexe pour lancer sa société…

Gaia Culinaries est une société de prestations de services et de conseils en marketing digital spécialisée dans les petites et moyennes entreprises du secteur de l’alimentation et plus largement des acteurs locaux de proximité (Rhône-Alpes / Suisse frontalière). Que ce soit des producteurs, vignerons, commerçants, artisans ou PME, je souhaite mettre en avant les marques vertueuses et leur savoir-faire.

Dans ce contexte, je peux accompagner mes clients depuis la création d’une stratégie digitale jusqu’à la mise en place d’un site vitrine ou d’une boutique en ligne (click & collect par exemple).

Enfin, suivant les objectifs commerciaux des clients, je les accompagne dans l’animation des réseaux sociaux, la mise en place de contenus marketing type blog ou newsletter. Ma double compétence en marketing, et développement commercial me permet aujourd’hui de conseiller au mieux mes clients, tout en étant dans un secteur d’activité qui me plaît.

Enfin, depuis fin 2020, je suis partenaire du réseau d’indépendants du digital : Pro Web Academy ! Nous collaborons main dans la main sur tous nos sites internet et boutiques en ligne pour mutualiser les expertises, les technologies et offrir à nos clients gains de coûts et évolutivité technique. Entreprendre seul n’est pas toujours facile, c’est pourquoi je partage mon temps avec mes partenaires pour évoluer aussi bien techniquement (en nous formant mutuellement), qu’en terme de gestion de projet. Nous nous apportons complémentarité pour avancer en solidarité.

2AI : Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la création de votre entreprise ?

Une quête pour plus de sens dans ma vie professionnelle et une passion pour l’alimentation durable et la biodiversité m’ont naturellement poussé à faire un choix de vie : changer de région et revenir dans ma région natale la Haute-Savoie, changer de mission de vie et lancer ma société pour aider des acteurs vertueux sur des questions d’alimentation ou de terroir local.

Cela faisait déjà quelques années que je souhaitais me lancer dans l’entrepreneuriat mais avec toujours ce doute de changer de vie et de légitimité sur les compétences que je pouvais mettre à profit pour mes clients futurs. Au début de ma réflexion, je souhaitais me réorienter complétement en ouvrant un concept de restaurant-épicerie et l’opportunité ne s’était pas présentée, sans doute un signe du destin au vue de la période complexe de fermeture sanitaire qui a suivi.

2AI : Avez-vous des projets pour le futur ? 

Dans la continuité de ma 1ere année, je souhaite évidemment développer une notoriété locale pour augmenter mon chiffre d’affaire. Il est important pour moi de bien me faire connaitre au niveau local pour m’encrer dans mon territoire. 

2AI : Comment vivez-vous la crise sanitaire ?

Lancer sa société est déjà un challenge, mais la lancer en février 2020 juste avant le premier confinement a été difficile moralement. Je suis actuellement ravie d’avoir développé ma société malgré un contexte qui m’a fait perdre mon plus gros contrat de 2020. Mais c’est aussi cela l’entrepreneuriat, des gains et challenges, des remises en question et des réorientations dans les choix stratégiques d’une entreprise. A contrario, davantage de liberté et de gestion de son temps son des aspects non négligeable lorsque l’on se pose des questions sur l’entrepreneuriat.

2AI : Quels sont vos coups de cœurs dans ce métier ? 

  • Le secteur d’activité en lien principalement avec ma passion pour l’alimentation et le terroir, je peux enfin associer ma vie personnelle et professionnelle !
  • La proximité client parce que le monde de l’entrepreneuriat ce n’est pas du tout le même rapport humain que dans des gros groupes avec une hiérarchie bien définie et des process plus ou moins lourds. Il y a une bienveillance réciproque dans les échanges entre mes prospects / clients et moi-même qui me touche beaucoup. Mon secteur cible étant les acteurs locaux, je suis donc en lien avec cette notion de « proximité », la plupart des prospects et clients sont des entrepreneurs seul ou avec moins de 10 salariés. Il y a une confiance plus naturelle qui s’installe dès le premier rendez-vous parce que je ne suis pas là pour leur vendre un produit mais leur apporter mes services afin de valoriser leur marque. Le contact est plus facile d’entrepreneur à entrepreneur.

2AI : Un conseil pour la la fin ? 

Si vous avez envie d’entreprendre, rapprochez-vous de réseaux d’indépendants ou de structures type coworking pour être accompagné et vous inspirer des conseils des autres entrepreneurs… Il est vital d’être à l’écoute de leurs expériences. « 

Article issu du site de l’association des anciens élèves de l’ISEG, l’Association 2AI : Voir l’article

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